Quand vos muscles parlent… de votre cerveau
(et pourquoi cette découverte pourrait tout changer pour les seniors)
Vous avez sans doute déjà entendu dire : « Bouge pour garder la forme ».
Mais depuis quelques années, des chercheurs vont beaucoup plus loin : ils affirment que vos muscles parlent à votre cerveau.
Pas au sens figuré. Littéralement.
Quand vous marchez, montez des escaliers, jardinez ou faites quelques mouvements de renforcement, vos muscles libèrent de véritables « messagers chimiques » qui montent jusqu’à votre cerveau. Ces messagers ont un nom : les myokines.
Ces molécules, libérées par le muscle en contraction, auraient un impact direct sur la mémoire, l’humeur, la concentration… et même sur le risque de développer des maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson.
Pour les seniors, cette découverte est une petite révolution silencieuse.
Car elle relie enfin, par des mécanismes biologiques solides, deux mondes que l’on séparait à tort :
– la force musculaire
– et la santé du cerveau
Vous allez découvrir :
– comment vos muscles deviennent une « glande hormonale » qui protège votre cerveau ;
– pourquoi la fonte musculaire accélère le déclin cognitif ;
– ce que montrent les grandes études sur l’exercice et le risque d’Alzheimer ;
– quels types de mouvements semblent particulièrement bénéfiques après 60 ans ;
– comment les approches naturelles peuvent amplifier ces effets protecteurs.
Cette nouvelle façon de voir le lien entre muscle et cerveau ouvre une piste fascinante pour une santé préventive naturelle, fondée sur des gestes simples, à la portée de tous… mais rarement expliqués en détail.
Les myokines : quand le muscle devient un organe qui protège l’esprit
Pendant longtemps, on voyait le muscle comme un simple « moteur » mécanique : il permettait de bouger, point final.
Les dernières décennies de recherche ont totalement changé cette vision.
Aujourd’hui, de nombreux scientifiques considèrent le muscle comme un organe endocrinien à part entière.
Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Un organe endocrinien est un organe capable de produire et libérer des molécules qui voyagent dans le sang et agissent à distance, un peu comme des hormones.
C’est exactement le rôle des myokines : des protéines libérées par le muscle lorsqu’il se contracte.
Certaines myokines attirent particulièrement l’attention des chercheurs pour leur action sur le cerveau :
– certaines traversent la barrière hémato-encéphalique (la barrière qui protège le cerveau),
– d’autres agissent indirectement en réduisant l’inflammation,
– d’autres encore stimulent des facteurs de croissance neuronale.
Parmi ces facteurs, un a été particulièrement étudié : le BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), souvent qualifié de « fertilisant pour neurones ».
Il aide les neurones à survivre, favorise la formation de nouvelles connexions entre eux (la plasticité cérébrale) et soutient la mémoire et l’apprentissage.
Plusieurs travaux ont montré qu’une activité physique régulière augmente les niveaux de BDNF, notamment dans l’hippocampe, une région clé pour la mémoire.
Ce lien entre contraction musculaire, libération de myokines, augmentation du BDNF et protection du cerveau commence à être de mieux en mieux documenté.
Autrement dit : chaque fois que vous sollicitez vos muscles, vous envoyez au cerveau une sorte de « signal de protection ».
C’est l’une des raisons pour lesquelles les chercheurs observent, chez les personnes physiquement actives, un risque moindre de déclin cognitif et de démences.
Moins de muscle, plus de risque : ce que disent les études sur l’âge, la force et la mémoire
Avec l’âge, il est normal de perdre un peu de masse et de force musculaires.
Mais quand cette perte devient importante, on parle de sarcopénie.
La sarcopénie n’est pas qu’un problème esthétique ou de mobilité : elle est de plus en plus liée, dans la littérature scientifique, à des risques accrus de troubles cognitifs.
De grandes études d’observation ont mis en évidence des liens entre :
– une faible force de préhension (force de la main mesurée avec un dynamomètre)
– et un risque plus élevé de démence au fil des années.
D’autres travaux suggèrent que les personnes âgées ayant plus de masse musculaire et une meilleure condition physique générale présentent :
– une meilleure mémoire,
– une vitesse de traitement de l’information plus rapide,
– et un risque plus faible de déclin cognitif modéré.
Attention : ces études ne prouvent pas qu’un seul facteur explique tout.
Le mode de vie global, l’alimentation, le niveau d’éducation, le sommeil ou la santé cardiovasculaire jouent aussi un rôle majeur.
Mais la répétition de ces résultats, dans différentes populations, va toutes dans la même direction :
les muscles en forme semblent aller de pair avec un cerveau plus résilient.
La question que les chercheurs se posent alors est la suivante :
Est-ce simplement parce que les personnes musclées sont globalement plus actives ?
Ou bien existe-t-il un mécanisme spécifique, propre au muscle, qui protège le cerveau ?
C’est là que les myokines, et plus largement la biologie du muscle, entrent en scène.
Les sciences du vieillissement s’intéressent désormais à la sarcopénie non seulement comme un facteur de chute et de fracture, mais aussi comme un facteur de risque potentiel pour le cerveau.
Pour un senior, cette évolution du regard est capitale :
Elle transforme l’entretien musculaire en véritable pilier de prévention cognitive, au même titre qu’une bonne tension artérielle ou une alimentation équilibrée.
Comment le mouvement agit sur la mémoire : inflammation, circulation et « nettoyage » du cerveau
Pour comprendre pourquoi bouger protège le cerveau, il ne suffit pas d’évoquer des molécules isolées.
Il faut voir l’ensemble des grandes fonctions que l’activité physique influence :
1. L’inflammation chronique de bas grade
Avec l’âge, beaucoup de personnes présentent une inflammation discrète mais persistante.
Cette « inflammation silencieuse » est suspectée de jouer un rôle dans le développement des démences.
L’activité physique régulière est l’une des approches les plus documentées pour réduire cette inflammation systémique, via des effets sur les cytokines inflammatoires et les myokines anti-inflammatoires.
2. La circulation sanguine
Le cerveau, bien qu’il ne représente qu’une petite partie du poids du corps, consomme une grande quantité d’oxygène et de nutriments.
Une bonne santé vasculaire est donc essentielle.
Bouger régulièrement améliore la fonction des vaisseaux sanguins, favorise la vasodilatation, aide à maintenir une bonne pression artérielle et soutient l’irrigation des zones cérébrales impliquées dans la mémoire et l’attention.
3. Le métabolisme du glucose et de l’insuline
Le cerveau est très sensible aux perturbations métaboliques.
Une résistance à l’insuline ou un diabète mal équilibré augmentent le risque de troubles cognitifs.
L’exercice est l’une des stratégies non médicamenteuses les plus recommandées pour améliorer la sensibilité à l’insuline et l’utilisation du glucose par l’organisme.
4. Le système de « nettoyage » du cerveau
Des recherches ont mis en lumière un système particulier, parfois appelé système glymphatique, qui aide à éliminer des déchets métaboliques du cerveau, notamment certaines protéines impliquées dans la maladie d’Alzheimer.
Un bon sommeil et une activité physique régulière semblent favoriser le fonctionnement de ce système d’élimination.
5. La neurogenèse et la plasticité cérébrale
Certaines zones du cerveau adulte, comme l’hippocampe, gardent la capacité de générer de nouveaux neurones dans certaines conditions.
L’activité physique soutenue est régulièrement associée, dans des modèles animaux et chez l’humain, à une augmentation de la neurogenèse et à une meilleure plasticité synaptique.
Tous ces mécanismes ne sont pas encore entièrement compris dans le détail.
Mais ce que l’on voit se dessiner, c’est une convergence :
bouger, solliciter ses muscles, ne se contente pas de « fatiguer » le corps.
Au contraire, cela enclenche une série de processus de réparation, d’adaptation et de protection, qui profitent pleinement au cerveau vieillissant.
Trois types de mouvements que les chercheurs relient à un cerveau plus résistant
Les études scientifiques ne se limitent pas à compter le nombre de pas par jour.
Elles distinguent plusieurs grandes catégories de mouvement, qui n’ont pas toutes les mêmes effets :
1. L’activité aérobie modérée
C’est par exemple la marche rapide, le vélo à allure tranquille, la natation douce ou la danse.
De nombreuses études associent ce type d’activité, pratiquée régulièrement, à :
– un risque réduit de démence,
– une meilleure mémoire,
– et une diminution de la vitesse de déclin cognitif avec l’âge.
2. Le renforcement musculaire
Souvent négligé chez les seniors, il gagne pourtant en importance.
Des travaux montrent que des exercices de résistance (avec bandes élastiques, poids légers, ou même poids du corps) peuvent :
– améliorer certaines fonctions exécutives (planification, organisation, attention) ;
– et contribuer à la protection contre la sarcopénie, avec les bénéfices indirects sur le cerveau déjà évoqués.
3. Les activités combinant corps et esprit
Le tai-chi, le qi gong, le yoga ou certaines formes de danse sollicitent à la fois :
– l’équilibre,
– la coordination,
– la mémoire de séquences,
– et la concentration.
Des études suggèrent que ces pratiques pourraient améliorer la cognition globale, réduire l’anxiété et soutenir l’équilibre émotionnel chez les personnes âgées.
Ce qui ressort de l’ensemble de ces travaux, c’est qu’il n’existe pas « un » exercice miracle.
Mais certains points reviennent souvent :
– la régularité prime sur l’intensité extrême ;
– démarrer tard est toujours mieux que ne jamais commencer ;
– l’association d’une activité d’endurance douce et d’un renforcement progressif semble particulièrement prometteuse.
Pour un senior qui débute, l’idée n’est pas de se transformer en athlète.
Il s’agit plutôt de réactiver les muscles comme organe protecteur du cerveau, en adaptant le type de mouvements à sa condition et à ses préférences, avec un accompagnement professionnel si nécessaire.
Approches naturelles complémentaires : nutriments, plantes et mode de vie au service du couple muscle-cerveau
Au-delà du mouvement, plusieurs approches naturelles intéressent les chercheurs pour soutenir à la fois la fonction musculaire et la santé cérébrale.
Là encore, il ne s’agit pas de « remèdes miracles », mais de pistes cohérentes avec ce que l’on sait de la biologie du vieillissement.
Parmi les facteurs étudiés :
– Les apports protéiques suffisants
Un apport adéquat en protéines de bonne qualité est essentiel pour maintenir la masse musculaire chez les seniors, surtout lorsqu’ils augmentent leur activité.
Sur le plan cognitif, certains acides aminés sont précurseurs de neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur et la vigilance.
– Les acides gras oméga-3
Des études associent une consommation suffisante d’oméga-3 à longue chaîne (comme ceux des poissons gras) à un meilleur vieillissement cérébral.
Ils ont également des effets sur l’inflammation et sur la santé musculaire.
– La vitamine D
Elle joue un rôle dans la fonction musculaire et l’équilibre.
Des niveaux insuffisants de vitamine D ont été associés dans plusieurs travaux à un risque accru de chute, de perte musculaire et, potentiellement, à un déclin cognitif plus marqué.
– Certains composés végétaux antioxydants
Des polyphénols présents dans divers fruits, légumes, thés ou épices sont étudiés pour leur capacité à moduler l’inflammation, le stress oxydatif et la plasticité cérébrale.
– La qualité du sommeil
Le sommeil profond participe à la récupération musculaire et au fonctionnement des systèmes de « nettoyage » du cerveau.
Un sommeil insuffisant ou fragmenté est associé à un risque accru de déclin cognitif et de sarcopénie.
– La gestion du stress
Le stress chronique, via des taux élevés de cortisol, impacte négativement à la fois la masse musculaire (catabolisme) et certaines structures cérébrales comme l’hippocampe.
Des pratiques comme la méditation, la respiration profonde ou le contact avec la nature sont étudiées pour leurs effets apaisants.
Ces approches ne remplacent pas l’activité physique, mais peuvent renforcer son impact.
Elles s’inscrivent dans une vision globale de la santé préventive, où chaque petite amélioration — dans l’assiette, dans la qualité du repos, dans la gestion des émotions — crée un terrain plus favorable pour le corps et le cerveau.
Pourquoi la prévention naturelle est particulièrement cruciale après 60 ans
Après 60 ou 70 ans, beaucoup de personnes ont l’impression que « tout est joué ».
Pourtant, les recherches montrent que même des changements introduits tardivement peuvent encore :
– ralentir le déclin,
– améliorer certaines fonctions cognitives,
– et renforcer l’autonomie au quotidien.
La prévention naturelle a un avantage majeur :
elle agit souvent en amont, sur plusieurs facteurs à la fois, plutôt que de cibler un seul mécanisme.
En prenant au sérieux la relation entre muscle et cerveau, un senior peut :
– réduire son risque de chutes et de fractures,
– garder une meilleure mobilité,
– préserver plus longtemps sa mémoire et ses capacités à organiser son quotidien,
– maintenir un lien social plus riche (car il est plus facile de sortir, de marcher, de participer à des activités).
De plus, certaines personnes ne tolèrent pas bien certains traitements médicamenteux, ou souhaitent limiter leurs effets secondaires.
Les approches naturelles — mouvement adapté, alimentation protectrice, soutien micronutritionnel, gestion du stress, sommeil — deviennent alors des alliées précieuses.
Cette vision ne s’oppose pas à la médecine conventionnelle.
Au contraire, elle la complète, en renforçant les « bases » que sont les muscles, les vaisseaux, le métabolisme et le cerveau lui-même.
Préserver son cerveau, ce n’est pas seulement faire des « exercices mentaux ».
C’est aussi, et peut-être surtout, prendre soin de ce qui se passe dans le reste du corps, à commencer par ces muscles dont on sous-estime souvent le pouvoir.
Vers une nouvelle médecine du vieillissement : et si l’on commençait par les muscles ?
La découverte des myokines et des liens étroits entre muscle et cerveau pousse certains chercheurs à parler d’un changement de paradigme.
Pendant des années, on a beaucoup cherché des médicaments ciblant les protéines impliquées dans Alzheimer ou Parkinson.
Ces pistes continuent d’être explorées, mais les résultats ne sont pas à la hauteur de tous les espoirs.
En parallèle, un autre chemin se dessine :
– considérer la santé musculaire comme un organe central de la longévité,
– agir très tôt, mais aussi plus tard dans la vie, sur la force, la mobilité et l’équilibre,
– et utiliser le mouvement comme un véritable « traitement de fond » pour le cerveau.
Cela ne signifie pas qu’il faut se lancer dans des programmes épuisants.
La clé est la progressivité, l’adaptation aux capacités de chacun, et l’écoute de ses limites.
Mais cette approche reste profondément active : on passe d’une posture d’attente (« on verra bien ») à une posture de participation (« je fais ma part pour mon cerveau »).
Pour les seniors, cette nouvelle compréhension est porteuse d’espoir concret :
– il existe des leviers naturels,
– ces leviers sont accessibles,
– et la recherche commence à expliquer, biologiquement, pourquoi ils fonctionnent.
Le muscle n’est plus seulement ce qui vous permet de porter vos sacs de courses.
C’est un organe à part entière, capable de parler à votre cerveau et, possiblement, de retarder l’apparition ou l’aggravation de troubles cognitifs.
Dans les prochaines années, il est probable que de plus en plus de médecins, de thérapeutes et de spécialistes du vieillissement intégreront cette dimension dans leurs conseils.
En attendant, chacun peut déjà, à son niveau, commencer à remettre un peu plus de mouvement dans sa vie, à renforcer doucement ses muscles, et à soutenir ce dialogue discret, mais essentiel, entre le corps et l’esprit.
C’est peut-être là, dans ces gestes simples et répétés, que se trouve une des plus belles promesses de la santé naturelle préventive pour les années à venir.
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Questions fréquentes (F.A.Q.)
Pourquoi dit-on que les muscles “parlent” au cerveau ?
Parce que lors d’une contraction musculaire, les muscles libèrent des substances appelées myokines. Ces molécules voyagent dans le sang et certaines atteignent le cerveau, où elles peuvent influencer la mémoire, l’humeur, la concentration et même la protection contre certaines maladies comme Alzheimer. En bougeant, on déclenche une cascade de signaux bénéfiques pour le cerveau. Ce n’est donc pas une image : le muscle agit réellement comme un organe de communication avec l’esprit.
L’activité musculaire peut-elle vraiment prévenir les troubles cognitifs liés à l’âge ?
Oui, de manière de plus en plus documentée par des études. Une activité physique régulière, même douce, est associée à un risque réduit de déclin cognitif et de démences comme Alzheimer. Cela s’explique par des effets sur l’inflammation, la circulation sanguine, le métabolisme et la neuroplasticité. Entretenir sa force musculaire devient ainsi une véritable stratégie de prévention cérébrale.
Est-il trop tard pour commencer à bouger après 60 ou 70 ans ?
Absolument pas. Les bienfaits de l’activité physique sont visibles à tout âge, même commencée tardivement. Chaque mouvement compte, et même une pratique modeste peut améliorer la mémoire, l’équilibre, l’humeur et l’autonomie. Le plus important est de commencer doucement, régulièrement, et selon ses capacités.
Quels exercices sont les plus recommandés pour protéger le cerveau après 60 ans ?
Les activités aérobies douces comme la marche rapide ou la natation, le renforcement musculaire avec bandes ou poids légers, et les pratiques comme le tai-chi ou le yoga sont particulièrement bénéfiques. Idéalement, il faut combiner ces approches pour stimuler à la fois le corps, le cœur et l’esprit. La régularité et le plaisir dans l’activité choisie sont essentiels.
La perte de muscle est-elle vraiment liée à la mémoire ?
Oui, de plus en plus d’études montrent que la perte musculaire (sarcopénie) est associée à un plus grand risque de troubles cognitifs. Une faible force musculaire, notamment au niveau des mains, est un indicateur prédictif du déclin cognitif dans les années qui suivent. Préserver la masse et la force musculaires favorise donc aussi la santé du cerveau.
Quel est le rôle des myokines dans ce processus ?
Les myokines sont des molécules libérées par les muscles lorsqu’ils bougent. Certaines de ces myokines agissent directement sur le cerveau : elles réduisent l’inflammation, augmentent les niveaux de « fertilisant neuronal » (comme le BDNF), et favorisent la création de nouveaux neurones. Le muscle agit ainsi comme un organe protecteur du système nerveux.
Une bonne alimentation peut-elle renforcer les effets de l’exercice sur le cerveau ?
Oui, elle peut renforcer ces effets. Des apports suffisants en protéines, oméga-3, vitamine D ou antioxydants soutiennent à la fois les muscles et le cerveau. Une alimentation équilibrée, associée à une activité physique, renforce la prévention naturelle du vieillissement cognitif. C’est une synergie corps-esprit.
Comment bien commencer si je n’ai jamais fait de sport ou que je suis limité physiquement ?
Il est toujours possible de commencer par une activité douce et adaptée, comme la marche, les exercices en chaise ou les mouvements avec bandes élastiques. L’essentiel est d’y aller progressivement, avec si besoin l’aide d’un professionnel (coach santé, kinésithérapeute, éducateur formé aux pathologies liées à l’âge). Bouger un peu chaque jour, c’est déjà faire beaucoup pour son cerveau.
Faut-il se concentrer uniquement sur l’exercice physique pour préserver sa mémoire ?
Non, même si l’exercice est un pilier important, il fonctionne mieux intégré à un mode de vie global. Le sommeil de qualité, la gestion du stress, l’alimentation protectrice et la stimulation intellectuelle sont autant d’axes complémentaires. La prévention naturelle est plus efficace quand tous ces aspects sont coordonnés.
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