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Ostéoporose : et si on vous avait caché l’essentiel ?

À partir de 60 ans, presque tout le monde connaît quelqu’un qui a « fait une mauvaise chute » et s’est retrouvé avec une hanche cassée, un poignet fracturé ou des vertèbres tassées.
On incrimine alors l’âge, la malchance ou des os « trop fragiles ».

Et, bien souvent, la seule réponse proposée tient en un mot : médicaments.

On vous prescrit des comprimés à vie, on vous conseille de « boire plus de lait » et de « faire attention ».
Mais on vous parle très peu de ce qui se passe réellement dans vos os.
On vous explique rarement que l’ostéoporose n’est pas une fatalité mécanique liée à l’âge.

Depuis une vingtaine d’années, la recherche a énormément progressé sur le rôle de l’alimentation anti-inflammatoire, de la vitamine D, de la vitamine K2, du magnésium, des protéines, de l’exercice ciblé et même de certaines approches complémentaires dans la santé osseuse.
Des études sérieuses montrent que des changements de mode de vie bien choisis peuvent stabiliser, voire améliorer la densité osseuse, et surtout réduire le risque de fractures.

Pourtant, ces pistes restent sous-exploitées dans le discours dominant.
Elles ne remplacent pas nécessairement un traitement médicamenteux quand il est vraiment nécessaire, mais elles peuvent le compléter, le renforcer… et parfois l’éviter.
C’est précisément ce que nous allons explorer ensemble : une approche globale, préventive, active de l’ostéoporose, adaptée aux seniors qui veulent garder leur autonomie et leur liberté de mouvement.

L’ostéoporose, ce n’est pas « juste des os qui vieillissent »

On présente souvent l’ostéoporose comme une usure inévitable du squelette.
Or, la science décrit un processus beaucoup plus vivant : vos os ne sont jamais « figés ».
Ils sont en permanence démolis et reconstruits par deux types de cellules : les ostéoclastes (qui résorbent l’os) et les ostéoblastes (qui bâtissent l’os).

Chez l’adulte en bonne santé, ce « chantier permanent » est relativement équilibré.
Avec l’âge, la ménopause, certaines maladies, une carence en nutriments ou un manque d’activité, cet équilibre se rompt en faveur de la destruction osseuse.
C’est ce déséquilibre chronifié qui conduit à une diminution de la densité minérale osseuse et à une modification de la micro-architecture des os.

L’ostéoporose se définit précisément par cette fragilité accrue, qui augmente le risque de fractures pour des traumatismes mineurs.
Plusieurs facteurs entrent en jeu : déficit hormonal (notamment en œstrogènes chez la femme), inflammation de bas grade, carences nutritionnelles, sédentarité, tabac, alcool, certains traitements (comme les corticoïdes au long cours).

Il est essentiel de comprendre cela, car cela signifie qu’il existe de nombreux leviers d’action possibles.
On n’agit pas uniquement par un médicament, mais aussi par ce qui influence ce « chantier osseux » au quotidien : ce que l’on mange, ce que l’on absorbe, la manière dont on bouge, l’état de nos muscles, notre statut hormonal, notre exposition au soleil.

Cette vision plus fine de l’ostéoporose ouvre la porte à une véritable prévention.
Elle permet aussi de mieux comprendre pourquoi certaines personnes du même âge, avec un capital génétique comparable, ont des os solides… et d’autres non.
Et elle nous invite à regarder au-delà du simple chiffre de densité osseuse inscrit sur un compte-rendu de densitométrie.

Le calcium ne suffit pas : le rôle oublié de la vitamine D, de la vitamine K2 et du magnésium

Depuis des décennies, on martèle aux seniors qu’ils doivent « prendre du calcium » pour leurs os.
C’est une partie de la vérité, mais ce message simpliste a conduit à des excès de suppléments calciques et à un oubli presque total d’autres nutriments essentiels.
Car le calcium n’agit pas seul dans l’organisme : il doit être correctement absorbé, dirigé vers les os et non vers les artères, et intégré à une matrice osseuse vivante.

La vitamine D joue un rôle clé dans l’absorption intestinale du calcium et du phosphore.
De nombreuses études montrent qu’un déficit en vitamine D est associé à une diminution de la densité osseuse et à un risque accru de chutes et de fractures chez les seniors.
Dans les pays tempérés, une part importante de la population âgée présente un statut insuffisant en vitamine D, notamment en raison d’une moindre exposition au soleil et de capacités cutanées réduites à la synthétiser.

Mais la vitamine D ne fait pas tout : la vitamine K2 intervient pour activer certaines protéines qui lient le calcium à la matrice osseuse.
Elle contribue ainsi à une meilleure minéralisation des os et limite le dépôt de calcium dans les tissus mous, comme les vaisseaux.
Plusieurs travaux suggèrent qu’une consommation suffisante de vitamine K2 est associée à un risque moindre de fractures et à une meilleure qualité osseuse.

Le magnésium, souvent négligé, participe également à la santé osseuse.
Il intervient dans la structure de l’os, dans le métabolisme de la vitamine D et dans le fonctionnement des ostéoblastes.
Un apport insuffisant en magnésium est lié à une altération de la densité minérale osseuse et à davantage de fractures dans certaines études observationnelles.

Enfin, les protéines, parfois limitées chez les seniors par peur de « trop manger », sont indispensables pour maintenir une bonne masse musculaire et une matrice osseuse de qualité.
Les protéines fournissent les acides aminés nécessaires à la synthèse du collagène osseux, véritable armature de l’os sur laquelle viennent se fixer les minéraux.

Une prévention osseuse naturelle sérieuse ne peut donc pas se résumer à « prendre du calcium ».
Elle doit envisager ce qu’on pourrait appeler « l’équipe des bâtisseurs » : vitamine D, vitamine K2, magnésium, protéines… et bien sûr un tube digestif capable d’absorber tout cela correctement.

L’inflammation silencieuse qui ronge vos os

Un des grands tournants de la recherche des dernières années est la mise en évidence du rôle de l’inflammation de bas grade dans l’ostéoporose.
Il ne s’agit pas d’une inflammation aiguë, avec fièvre et douleur, mais d’un état chronique, discret, entretenu par l’alimentation, le surpoids, certaines maladies métaboliques, le stress et la sédentarité.

De nombreuses cytokines pro-inflammatoires stimulent les ostéoclastes, ces cellules qui détruisent l’os.
Si ces signaux inflammatoires persistent dans le temps, la balance penche durablement vers la résorption osseuse.
C’est pourquoi des pathologies inflammatoires chroniques, comme la polyarthrite rhumatoïde ou certaines maladies intestinales, sont souvent associées à une fragilité osseuse accrue.

L’alimentation occidentale standard, riche en sucres rapides, en farines raffinées, en huiles riches en oméga-6 et en produits ultra-transformés, est un puissant moteur de cette inflammation silencieuse.
Elle favorise aussi un déséquilibre du microbiote intestinal, qui peut lui-même amplifier la perméabilité intestinale et l’inflammation systémique.
À l’inverse, les aliments riches en antioxydants, en fibres, en oméga-3 et en polyphénols sont associés à un meilleur profil inflammatoire et à une meilleure santé osseuse.

Des études ont ainsi relié certains patterns alimentaires, comme le régime méditerranéen, à une densité osseuse plus favorable et à un risque réduit de fractures.
Ce type d’alimentation met l’accent sur les légumes, les fruits, les huiles d’olive de qualité, les poissons gras, les légumineuses, les noix et graines.
Il limite les sucres ajoutés, les aliments ultra-transformés, les excès de viande rouge et les graisses trans.

Au-delà de l’assiette, le surpoids abdominal et la sédentarité entretiennent aussi l’inflammation chronique.
Le tissu adipeux, surtout viscéral, est actif sur le plan hormonal et inflammatoire.
Une perte de poids raisonnable, associée à une activité physique adaptée, peut améliorer significativement les marqueurs inflammatoires et, indirectement, le métabolisme osseux.

Prendre soin de ses os, ce n’est donc pas seulement « les nourrir en calcium », c’est aussi apaiser le « feu intérieur » qui accélère leur destruction.
Cela passe par des choix concrets, au quotidien, sur ce que l’on met dans son assiette, mais aussi sur la façon dont on gère le stress, le sommeil et le mouvement.

Bouger pour solidifier ses os : l’activité physique vraiment utile après 60 ans

Les os s’adaptent aux contraintes qu’on leur impose.
Cette idée, connue en biomécanique sous le nom de loi de Wolff, signifie que l’os se renforce quand il est soumis à des charges et se fragilise quand il n’est plus sollicité.
C’est ce qu’on observe chez les astronautes en apesanteur, qui perdent rapidement de la masse osseuse faute de gravité.

Pour un senior, cela a une conséquence directe : la sédentarité est un poison pour les os.
À l’inverse, une activité physique bien pensée est l’un des moyens les plus efficaces de maintenir, voire de gagner, de la densité osseuse et de réduire le risque de fractures.
Mais toutes les activités ne se valent pas du point de vue de la santé osseuse.

Les exercices dits « portés », comme la natation ou le vélo, sont excellents pour le cœur et les articulations, mais ils sollicitent peu la structure osseuse.
Ce qui renforce véritablement l’os, ce sont les activités en charge, où le squelette supporte le poids du corps, voire des charges supplémentaires.
La marche vive, la montée d’escaliers, certains exercices de renforcement musculaire, la gymnastique douce mais tonique peuvent être particulièrement bénéfiques.

La musculation adaptée aux seniors, avec des charges progressives et un encadrement compétent, a montré des effets positifs sur la densité osseuse dans plusieurs travaux.
Le renforcement musculaire améliore aussi l’équilibre, la puissance des membres inférieurs et la capacité à réagir en cas de déséquilibre, ce qui réduit le risque de chute.
Or, la plupart des fractures ostéoporotiques surviennent à la suite d’une chute.

Les activités qui travaillent l’équilibre et la proprioception, comme le tai-chi, certaines formes de yoga ou la gymnastique d’entretien, contribuent également à la prévention des chutes.
Plusieurs études sur le tai-chi, par exemple, ont montré une diminution significative du risque de chutes chez les personnes âgées.
En combinant renforcement musculaire, travail en charge et amélioration de l’équilibre, on agit donc sur plusieurs maillons de la chaîne de la fragilité osseuse.

Bien sûr, chaque situation est unique, et certaines activités doivent être adaptées en cas de fragilité vertébrale ou d’ostéoporose sévère.
Il est donc prudent de se faire accompagner au départ par un professionnel de santé ou un éducateur sportif formé aux publics seniors.
Mais l’idée centrale reste la même : vos os ont besoin de mouvement, de gravité, de contraintes raisonnables et régulières pour rester vivants et solides.

Rester assis toute la journée, même avec un bon apport en calcium, en vitamine D et en médicaments, ne permet pas à l’os d’exprimer son plein potentiel de régénération.

Médicaments contre ostéoporose : utiles, mais pas suffisants

Les traitements médicamenteux de l’ostéoporose, comme les bisphosphonates, le dénosumab ou d’autres classes plus récentes, ont montré leur capacité à réduire le risque de fractures dans des groupes de patients bien sélectionnés.
Ils agissent en freinant la résorption osseuse ou, pour certains, en stimulant la formation osseuse.
Ils peuvent donc jouer un rôle important, notamment après une fracture ostéoporotique ou en cas de risque très élevé.

Cependant, ces médicaments ne sont pas dépourvus d’effets secondaires potentiels.
Certains peuvent entraîner, sur le long terme, des problèmes au niveau de la mâchoire (ostéonécrose) ou des fractures atypiques du fémur, même si ces complications restent rares à l’échelle des prescriptions.
D’autres nécessitent une surveillance attentive, des injections régulières ou une adaptation en fonction de la fonction rénale.

Surtout, ces traitements ne corrigent pas les causes profondes du déséquilibre osseux.
Ils peuvent stabiliser la situation, mais sans action sur l’alimentation, l’inflammation, l’activité physique, les hormones et les carences, ils ne s’attaquent pas au terrain.
C’est un peu comme consolider les murs d’une maison sans régler les infiltrations d’eau qui fragilisent les fondations.

Dans la pratique, beaucoup de seniors se voient proposer un médicament comme unique réponse à leur fragilité osseuse.
On leur parle peu de l’importance de la vitamine D, du rôle de la musculation, de la prévention des chutes, de l’équilibre acido-basique de l’alimentation.
On évoque rarement les approches complémentaires qui ont montré des bénéfices sur la force musculaire, la souplesse ou l’équilibre global.

Une approche intégrative de l’ostéoporose considère le médicament comme un outil parmi d’autres, et non comme la seule solution.
Elle demande de recontextualiser le risque réel de fracture, de discuter des bénéfices attendus, mais aussi des limites de chaque option.
Elle suppose d’associer systématiquement au traitement pharmacologique un programme personnalisé de nutrition, d’activité physique, de correction des carences et de prévention des chutes.

Cette vision plus large permet souvent de redonner un sentiment de contrôle aux patients.
On ne subit plus seulement un diagnostic et une ordonnance, on devient acteur de sa propre santé osseuse.
Pour beaucoup de seniors, cette responsabilisation, soutenue par une information claire et des repères concrets, change profondément la manière de vivre avec une ostéoporose.

Prévenir les chutes : la face cachée de la lutte contre les fractures

On parle beaucoup de densité osseuse, mais la plupart des fractures surviennent lors d’une chute.
Réduire le risque de chute est donc un volet essentiel de toute stratégie de prévention, médicamenteuse ou naturelle.
Et sur ce terrain, les marges de manœuvre sont souvent beaucoup plus grandes qu’on ne le croit.

Le premier facteur est musculaire.
Avec l’âge, on perd naturellement de la masse et de la force musculaire si l’on ne s’entraîne pas régulièrement : c’est la sarcopénie.
Or, un muscle faible réagit plus lentement, stabilise moins bien les articulations et laisse plus facilement place au déséquilibre.

Des programmes d’exercices ciblant la force des jambes, la ceinture abdominale et les muscles posturaux ont montré leur efficacité pour réduire les chutes.
Même commencés tard, après 70 ou 80 ans, ils permettent des gains significatifs d’équilibre et de puissance.
Associés à des exercices d’équilibre (se tenir sur un pied, marcher sur une ligne, mouvements lents comme dans le tai-chi), ils consolident vos réflexes de protection.

Le deuxième facteur est environnemental.
Un logement encombré, des tapis mal fixés, un éclairage insuffisant, des fils qui traînent, une salle de bain glissante sont autant de pièges pour un senior fatigué.
Des aménagements simples, comme des barres d’appui, des tapis antidérapants, un bon éclairage nocturne, peuvent éviter une chute aux conséquences dramatiques.

Le troisième facteur est médicamenteux.
Certains traitements, comme les somnifères, certains antidépresseurs, les benzodiazépines ou les médicaments contre l’hypertension pris en excès, peuvent favoriser les vertiges, les malaises ou la somnolence.
Un bilan régulier des ordonnances avec un médecin ou un pharmacien permet souvent de réduire la « charge médicamenteuse » et donc le risque de chute.

La vision, l’audition, la santé des pieds, la qualité des chaussures jouent également un rôle majeur dans la stabilité.
Des lunettes inadaptées, une baisse d’audition non corrigée, des douleurs plantaires ou des chaussures trop lâches peuvent suffire à provoquer un mauvais pas.
Prendre le temps de vérifier ces points fait pleinement partie de la prévention des fractures ostéoporotiques.

En travaillant sur ces différents registres – muscles, équilibre, environnement, médicaments, sens – on agit là où les traitements purement osseux ne peuvent rien.
La meilleure densité osseuse du monde ne protège pas d’une chute sur un sol dur.
C’est la combinaison d’os solides, de muscles vigilants et d’un environnement sécurisé qui offre la véritable protection.

Approches complémentaires : où les médecines naturelles peuvent aider

Sans se substituer au diagnostic médical ni aux traitements nécessaires, certaines approches naturelles peuvent compléter utilement la prise en charge conventionnelle de l’ostéoporose.
Elles agissent souvent sur des leviers transversaux : réduction de l’inflammation, amélioration du sommeil, gestion du stress, soutien musculaire, équilibre global.

La phytothérapie, par exemple, propose des plantes qui peuvent soutenir le métabolisme osseux ou réduire l’inflammation de bas grade.
Certaines, comme le prêle (riche en silice), sont traditionnellement utilisées pour le soutien des tissus conjonctifs, même si les preuves cliniques restent encore limitées et en cours d’exploration.
D’autres plantes agissent plutôt sur l’équilibre hormonal ou la récupération musculaire, ce qui peut avoir un impact indirect sur la santé osseuse.

Les médecines corps-esprit, comme le yoga doux, le tai-chi, le qi gong, ont fait l’objet de recherches montrant leurs effets positifs sur l’équilibre, la souplesse, la force modérée et la gestion du stress.
Le tai-chi, en particulier, est associé à une diminution du risque de chutes chez les seniors dans plusieurs études.
Ces pratiques encouragent une meilleure conscience de son corps dans l’espace, un atout précieux pour éviter les pertes d’équilibre.

Certaines approches nutritionnelles spécifiques, comme l’optimisation de l’apport en protéines de bonne qualité, en oméga-3, en antioxydants, s’intègrent bien dans une vision naturelle de la santé osseuse.
Elles ne se limitent pas à un seul nutriment, mais visent à restaurer un terrain globalement favorable : moins inflammatoire, mieux nourri, plus résilient.
Le soutien du microbiote intestinal par des fibres, des aliments fermentés et, si besoin, des probiotiques ciblés, est également en plein développement de recherche.

L’ostéopathie, la kinésithérapie ou d’autres techniques manuelles peuvent contribuer à améliorer la posture, la mobilité articulaire et la répartition des contraintes sur le squelette.
Un corps mieux aligné répartit plus harmonieusement les charges sur les os et les articulations, ce qui peut réduire les douleurs et favoriser une activité physique plus régulière.
Là encore, il s’agit d’un travail de fond, au long cours, plus que d’une « solution miracle » ponctuelle.

Ce qui caractérise ces médecines complémentaires, lorsqu’elles sont pratiquées sérieusement, c’est leur regard global sur la personne.
Elles invitent à prendre en compte non seulement l’os, mais l’être humain entier : son alimentation, son sommeil, ses émotions, son niveau de stress, son environnement.
C’est exactement cette vision intégrative qui manque encore trop souvent dans la prise en charge standard de l’ostéoporose.

En combinant intelligemment les atouts de la médecine conventionnelle (diagnostic précis, traitements ciblés, visée de réduction du risque de fractures) et ceux des médecines naturelles (prévention, équilibre global, accompagnement du mode de vie), on peut espérer de bien meilleurs résultats à long terme.
Non seulement sur la solidité des os, mais aussi sur la qualité de vie, l’autonomie et la confiance dans son propre corps.

Au fond, l’ostéoporose n’est pas qu’une histoire d’os qui se fragilisent.
C’est un signal que votre organisme vous envoie, pour vous inviter à repenser en profondeur votre manière de vous nourrir, de bouger, de respirer, de vivre.
Et plus cette prise de conscience a lieu tôt, plus il est possible de garder, longtemps, des os solides au service d’une vie pleinement active.

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Questions fréquentes (F.A.Q.)

Est-ce que l’ostéoporose est une conséquence normale du vieillissement ?

Non, l’ostéoporose n’est pas une fatalité liée à l’âge. Même si le vieillissement peut fragiliser les os, de nombreux autres facteurs influencent la santé osseuse : alimentation, activité physique, statut hormonal, carences, inflammation. Il est donc possible d’agir et de prévenir, voire améliorer, une ostéoporose en adoptant de bonnes habitudes.

Le calcium est-il suffisant pour avoir de bons os ?

Le calcium est important, mais pas suffisant à lui seul. Il a besoin de cofacteurs comme la vitamine D, la vitamine K2, le magnésium et les protéines pour être bien absorbé et fixé dans les os. Sans eux, le calcium peut rester inutile, voire se déposer au mauvais endroit, comme dans les artères.

Faut-il prendre de la vitamine D même si on s’expose un peu au soleil ?

À partir d’un certain âge, la peau synthétise moins bien la vitamine D, même en cas d’exposition modérée. De plus, dans de nombreux pays, surtout en hiver, l’exposition solaire est insuffisante. Il est donc souvent utile de faire doser son taux sanguin et, si besoin, de prendre une supplémentation contrôlée.

Quel type d’exercice est le plus bénéfique pour renforcer les os après 60 ans ?

Les exercices en charge, comme la marche rapide, les montées d’escaliers ou le renforcement musculaire, sont les plus efficaces. Ils soumettent les os à une contrainte positive qui stimule leur densification. Le tai-chi, le yoga doux et les exercices d’équilibre sont aussi très utiles pour prévenir les chutes.

Les médicaments contre l’ostéoporose sont-ils indispensables ?

Ils peuvent être utiles, surtout après une fracture ou en cas de risque élevé, mais ne doivent pas être la seule solution. Ces traitements n’agissent pas sur les causes profondes du problème : carences, sédentarité, inflammation. Une approche globale combinant mode de vie et traitement est souvent plus efficace à long terme.

Comment réduire le risque de chute à la maison ?

Aménager son logement est crucial : retirer les tapis glissants, installer des barres d’appui, améliorer l’éclairage. Il faut aussi vérifier sa vue, son audition et adapter ses chaussures. Un bon renforcement musculaire et des exercices d’équilibre réduisent également fortement les risques au quotidien.

Est-ce que l’alimentation peut vraiment aider à prévenir ou ralentir l’ostéoporose ?

Oui, une alimentation anti-inflammatoire, riche en légumes, fruits, fibres, oméga-3, vitamine D, K2, magnésium et protéines, est bénéfique pour les os. Elle soutient les processus de reconstruction osseuse et limite les facteurs de destruction comme l’inflammation chronique. Le régime méditerranéen en est un bon exemple.

Les médecines naturelles peuvent-elles compléter le traitement de l’ostéoporose ?

Yes. Certaines approches comme la phytothérapie, les médecines corps-esprit (tai-chi, yoga), une meilleure gestion du stress et le soutien du microbiote intestinal peuvent être de précieux compléments. Elles ne remplacent pas un traitement médical mais renforcent l’équilibre global du corps et la qualité de vie.

Est-il trop tard pour agir si on a déjà de l’ostéoporose à 70 ou 80 ans ?

Jamais ! Bouger plus, mieux s’alimenter, corriger des carences, renforcer ses muscles et sécuriser son environnement peuvent porter des fruits à tout âge. Même tard, on peut retrouver de la force, de l’équilibre, et réduire nettement le risque de fractures en changeant ses habitudes. Chaque geste compte.

Sources:
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