Quand la mémoire vacille : et si ce n’était pas l’Alzheimer… mais votre thyroïde ?
Vous oubliez de plus en plus de choses, vous cherchez vos mots, vous perdez le fil d’une conversation, vous vous sentez ralenti… Et, très vite, un mot terrifie : Alzheimer.
Pourtant, de nombreux troubles de la mémoire, de l’humeur et de la concentration n’ont rien à voir avec une maladie neurodégénérative. Ils peuvent être le signe… d’un dérèglement de la thyroïde.
Ce lien est encore largement sous-estimé, alors qu’il est documenté dans la littérature médicale. Une hypothyroïdie ou une hyperthyroïdie peut provoquer des troubles cognitifs, de la dépression, de l’anxiété, une confusion mentale, une fatigue profonde. Or beaucoup de seniors reçoivent un diagnostic de dépression ou de début de démence, sans que leur fonction thyroïdienne ne soit explorée en profondeur.
Dans cet article, nous allons voir comment la thyroïde influence votre cerveau, quels symptômes doivent alerter, quelles analyses demander, et quelles approches naturelles peuvent soutenir ce petit organe qui pilote tant de fonctions vitales.
L’objectif n’est pas de vous rendre méfiant envers la médecine, mais de vous redonner un pouvoir : celui de poser les bonnes questions, d’explorer les bonnes pistes et d’éviter des erreurs de diagnostic parfois lourdes de conséquences.
La thyroïde : un « petit papillon » qui pilote votre cerveau
La thyroïde est une glande en forme de papillon, située à la base du cou, devant la trachée. Elle produit principalement deux hormones : la T4 (thyroxine) et la T3 (triiodothyronine). Ces hormones agissent sur presque toutes les cellules du corps. Elles régulent le métabolisme, la température, le rythme cardiaque, l’énergie, mais aussi… le fonctionnement du cerveau.
La T3, surtout, joue un rôle clé dans la transmission de l’influx nerveux, la plasticité neuronale, la fabrication de certains neurotransmetteurs et la consommation d’oxygène par le cerveau.
De nombreuses études ont montré que les hormones thyroïdiennes interviennent dans la croissance et le développement du cerveau, dès la vie fœtale. Mais leur rôle ne s’arrête pas à l’enfance : à l’âge adulte et chez la personne âgée, elles continuent à influencer l’humeur, la mémoire, l’attention, la vitesse de traitement de l’information.
Un déficit en hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie) ralentit tous les processus métaboliques, y compris cérébraux. À l’inverse, un excès (hyperthyroïdie) les accélère de façon excessive, pouvant provoquer agitation, anxiété, troubles du sommeil et difficultés de concentration.
Ce que la recherche met aussi en lumière, c’est que même des « perturbations légères » de la fonction thyroïdienne peuvent avoir un impact sur les capacités cognitives. Il ne s’agit pas forcément de déséquilibres spectaculaires. Certaines personnes présentent des tests biologiques encore dans les limites dites « normales », mais avec une TSH (hormone de l’hypophyse qui stimule la thyroïde) à la limite haute ou basse, associée à des symptômes concrets.
Dans ces cas, le cerveau peut déjà souffrir, alors que le diagnostic n’est pas posé.
Quand la thyroïde imite Alzheimer : les symptômes qui trompent
L’un des aspects les plus déroutants des troubles thyroïdiens est leur capacité à mimer d’autres maladies, en particulier chez les seniors. L’hypothyroïdie peut provoquer des symptômes qui ressemblent à ceux d’un début de maladie d’Alzheimer ou de dépression sévère.
Parmi eux, on retrouve : troubles de la mémoire récente, difficulté à se concentrer, lenteur intellectuelle, désintérêt pour les activités habituelles, fatigue permanente, isolement social, irritabilité, tristesse, anxiété.
Certaines personnes décrivent une impression de « tête dans le coton », de brouillard mental, de difficulté à organiser leurs pensées. Elles lisent un texte sans parvenir à en retenir le contenu. Elles entendent une information mais l’oublient presque aussitôt. Ces signes peuvent faire penser à une démence débutante, alors qu’il s’agit d’une simple conséquence d’un métabolisme ralenti.
Dans l’hyperthyroïdie, le tableau est différent mais tout aussi trompeur : agitation, nervosité, troubles du sommeil, perte de poids, palpitations, intolérance à la chaleur, difficultés à se concentrer, humeur instable. Là encore, chez une personne âgée, on peut incriminer d’abord l’anxiété, le stress ou la sénilité.
Des études menées en gériatrie ont mis en évidence que certains patients hospitalisés pour confusion mentale ou pour troubles de la mémoire présentaient en réalité une hypothyroïdie passée inaperçue. Après traitement, leur état cognitif s’améliorait de façon significative.
C’est pourquoi de nombreux spécialistes recommandent aujourd’hui de vérifier systématiquement la fonction thyroïdienne en cas de suspicion de démence chez le senior, avant de conclure à un Alzheimer ou à une pathologie neurodégénérative.
Il existe un autre piège : les symptômes thyroïdiens peuvent s’installer très progressivement, sur des mois ou des années. La famille s’habitue à voir la personne plus lente, plus fatiguée, plus « dans sa bulle ». Le médecin lui-même peut attribuer ces changements à l’âge.
Or, le vieillissement normal ne s’accompagne pas d’un tel effondrement de l’énergie, ni d’un tel brouillard mental.
Devant des troubles apparus relativement rapidement, ou qui s’accentuent sur une période courte, la piste thyroïdienne mérite toujours d’être explorée.
Hypothyroïdie, hyperthyroïdie : ce que disent les études sur le cerveau
Sur le plan scientifique, le lien entre la fonction thyroïdienne et les performances cognitives a fait l’objet de nombreux travaux. Plusieurs études de cohorte ont observé le risque de troubles cognitifs chez des personnes présentant des anomalies de la TSH (trop élevée ou trop basse), même en l’absence de symptômes flagrants.
Certaines de ces études ont mis en évidence une association entre hypothyroïdie fruste (c’est-à-dire limite) et diminution des performances de mémoire ou de vitesse de traitement. D’autres ont trouvé un lien entre hyperthyroïdie fruste et risque accru de déclin cognitif chez les personnes âgées.
Les mécanismes proposés pour expliquer ces observations sont multiples. Les hormones thyroïdiennes influencent le flux sanguin cérébral, le métabolisme du glucose dans le cerveau, la régulation de certaines protéines impliquées dans la santé neuronale. Un déséquilibre prolongé pourrait favoriser l’inflammation, le stress oxydatif, voire une certaine vulnérabilité des neurones.
Des travaux en imagerie cérébrale ont montré que les patients hypothyroïdiens non traités pouvaient présenter des modifications fonctionnelles dans certaines régions du cerveau impliquées dans la mémoire et l’attention. Après rééquilibrage de la thyroïde, certaines de ces anomalies tendaient à se corriger.
Il est important de souligner que tous les spécialistes ne tirent pas les mêmes conclusions sur le lien entre thyroïde et démence. Certaines études n’ont pas trouvé d’association forte, ou seulement dans certains sous-groupes de population. La recherche demeure nuancée, et il serait abusif d’affirmer qu’une hypothyroïdie « cause » directement la maladie d’Alzheimer.
En revanche, il existe un relatif consensus sur le fait qu’un déséquilibre thyroïdien peut aggraver un trouble cognitif existant, ou donner l’illusion d’une démence alors qu’il est réversible.
Des travaux cliniques ont aussi montré qu’un traitement adapté de l’hypothyroïdie pouvait améliorer des symptômes cognitifs et de l’humeur chez certains patients, particulièrement lorsqu’ils étaient pris en charge à un stade précoce.
Cette notion est essentielle pour les seniors : dans un contexte où l’on redoute la démence, il est capital d’identifier les causes potentiellement réversibles. La thyroïde en fait partie.
Les analyses à demander absolument avant de parler de démence
Face à des troubles de mémoire, de concentration ou de comportement chez une personne âgée, de nombreux gériatres recommandent un bilan dit « étiologique », c’est-à-dire une recherche de causes possibles. Ce bilan devrait inclure, entre autres, une exploration de la fonction thyroïdienne.
Concrètement, cela passe par une prise de sang, prescrite par le médecin traitant ou un spécialiste.
Les paramètres les plus couramment dosés sont :
– La TSH (thyréostimuline), produite par l’hypophyse, qui stimule la thyroïde. Une TSH élevée oriente vers une hypothyroïdie, une TSH basse vers une hyperthyroïdie.
– La T4 libre (thyroxine libre), forme circulante de l’hormone thyroïdienne. Une T4 basse est en faveur d’une hypothyroïdie, une T4 élevée d’une hyperthyroïdie.
Dans certains cas, on dose aussi la T3 libre, particulièrement si l’on suspecte une hyperthyroïdie ou un trouble de la conversion de T4 en T3. Des anticorps anti-thyroïdiens (anti-TPO, anti-thyroglobuline, ou récepteurs de la TSH) peuvent être recherchés pour identifier une origine auto-immune, comme la thyroïdite de Hashimoto ou la maladie de Basedow.
L’interprétation de ces résultats doit se faire en lien avec les symptômes, l’âge et l’état général du patient. Une TSH un peu au-dessus de la norme chez une personne âgée ne signifie pas toujours qu’il faut traiter d’emblée. Mais elle doit alerter si elle s’accompagne de signes cliniques évocateurs.
Il est essentiel que le senior et sa famille osent poser la question : « A-t-on bien vérifié la thyroïde ? ». Trop souvent, ce bilan de base est oublié, alors qu’il est relativement simple, peu coûteux, et peut orienter vers une cause corrigeable.
Dans une approche intégrative, certains médecins complètent ce bilan par une exploration du statut en iode, en sélénium ou en zinc, car ces nutriments interviennent dans la synthèse et l’activation des hormones thyroïdiennes. Cette démarche reste à discuter au cas par cas.
Avant de conclure à une maladie d’Alzheimer, d’une part, et avant de prescrire à vie un traitement antidépresseur ou anxiolytique, d’autre part, la prudence impose d’écarter les grandes causes médicales corrigibles : carence en vitamine B12, troubles thyroïdiens, déséquilibre glycémique, certaines infections, effets secondaires médicamenteux.
Dans cette liste, la thyroïde mérite pleinement sa place.
Soutenir sa thyroïde au quotidien : l’approche globale
Lorsque la thyroïde est réellement en cause, un traitement médical peut s’avérer nécessaire. Dans l’hypothyroïdie avérée, la substitution par hormones thyroïdiennes de synthèse est souvent proposée, avec un suivi régulier des dosages. Dans l’hyperthyroïdie, d’autres approches médicamenteuses sont utilisées, voire un traitement plus lourd selon les cas.
Mais au-delà des médicaments, une approche globale du mode de vie peut contribuer à soutenir la fonction thyroïdienne et le cerveau.
L’alimentation joue un rôle important. Un apport suffisant en iode est nécessaire à la synthèse des hormones thyroïdiennes. On le trouve notamment dans certains poissons, fruits de mer, œufs, et dans le sel iodé. Des apports adaptés en sélénium, zinc et fer sont également impliqués dans la transformation et l’activation des hormones thyroïdiennes.
Toutefois, il n’est pas recommandé de se supplémenter en iode ou en autres oligo-éléments de façon anarchique, surtout en cas de pathologie thyroïdienne auto-immune. Toute supplémentation doit être discutée avec un professionnel de santé.
Le stress chronique influence aussi la thyroïde via l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Une exposition prolongée au cortisol, l’hormone du stress, peut perturber l’équilibre hormonal global. Des pratiques de gestion du stress comme la méditation, la cohérence cardiaque, la marche régulière ou les activités de détente peuvent donc, indirectement, soutenir la thyroïde et le cerveau.
Le sommeil, souvent négligé, est un autre pilier. Les troubles du sommeil sont fréquents dans les maladies thyroïdiennes et dans les troubles de la mémoire. Travailler à une meilleure hygiène du sommeil (rythme régulier, lumière naturelle le matin, limitation des écrans le soir) est une mesure simple, mais parfois très efficace.
L’activité physique modérée, adaptée à l’âge et à l’état de santé, aide à réguler le métabolisme, le poids, la sensibilité à la chaleur et au froid, ainsi que l’humeur. Elle améliore aussi la vascularisation cérébrale, ce qui est précieux pour la mémoire et la concentration.
Dans une perspective de santé naturelle préventive, il ne s’agit pas de « soigner » la thyroïde uniquement avec des plantes ou des compléments, mais de lui offrir un terrain favorable : une alimentation la moins transformée possible, un sommeil réparateur, une gestion du stress et un mouvement régulier.
Médecines alternatives et troubles thyroïdiens : quelle place, quelles limites ?
Les médecines complémentaires suscitent un intérêt croissant chez les seniors pour soutenir la santé hormonale et cérébrale. Certaines approches, comme la phytothérapie, la micronutrition, l’ostéopathie ou certaines formes de médecine traditionnelle (par exemple, l’ayurveda ou la médecine traditionnelle chinoise), proposent des pistes pour accompagner les troubles légers ou les déséquilibres fonctionnels.
Il existe des plantes traditionnellement utilisées pour soutenir le métabolisme, l’énergie ou la gestion du stress, comme l’ashwagandha, la rhodiole ou le guggul dans certaines pharmacopées. Toutefois, leur utilisation dans le cadre précis des pathologies thyroïdiennes doit rester prudente et encadrée.
Certaines plantes riches en substances dites « goitrogènes » (capables d’interférer avec la synthèse des hormones thyroïdiennes lorsqu’elles sont consommées en excès cru) ont été étudiées, notamment dans la famille des crucifères (chou, brocoli, etc.). Les données actuelles suggèrent qu’une consommation normale, surtout si ces aliments sont cuits, ne pose pas de problème majeur pour la plupart des personnes, mais la prudence peut s’imposer en cas de pathologie thyroïdienne déclarée.
Les approches comme l’acupuncture sont parfois utilisées pour agir sur des symptômes associés – anxiété, troubles du sommeil, fatigue – plutôt que sur la thyroïde elle-même. Certaines études explorent ces domaines, mais les données restent encore limitées pour en tirer des conclusions définitives.
Le point clé est le suivant : les médecines alternatives ne doivent pas remplacer un traitement nécessaire dans une hypothyroïdie ou une hyperthyroïdie avérée, notamment chez la personne âgée. En revanche, elles peuvent s’intégrer dans une prise en charge globale, en complément, pour améliorer la qualité de vie, la gestion du stress, le sommeil ou l’énergie.
Un suivi par un professionnel compétent, qui connaît les interactions possibles entre plantes, compléments et médicaments thyroïdiens, est indispensable.
L’intérêt majeur de ces approches est souvent de remettre la personne au centre : alimentation, rythme de vie, respiration, mouvement, émotions. Or, la thyroïde ne fonctionne pas dans le vide : elle est au carrefour de nombreux systèmes. En prenant soin de l’ensemble, on offre aussi un environnement plus stable à cette glande et au cerveau.
Cette vision préventive n’empêche pas la rigueur scientifique ; elle vient simplement compléter les outils disponibles.
Seniors et erreurs de diagnostic : comment redevenir acteur de sa santé
Chez les seniors, le risque d’erreur de diagnostic est accentué par la présence fréquente de plusieurs maladies en même temps, de nombreux médicaments, et par la tendance à attribuer trop vite certains symptômes à « l’âge ». Il est plus facile de conclure à une dépression, à un vieillissement normal, voire à une démence débutante, que de rechercher systématiquement une cause médicale sous-jacente.
Pourtant, les études montrent qu’un certain nombre de troubles cognitifs et de fatigue chez les personnes âgées sont liés à des facteurs corrigibles : carences, déséquilibres hormonaux, effets indésirables médicamenteux, troubles du sommeil ou de l’audition.
La thyroïde fait partie des causes réversibles à ne pas négliger. Face à des troubles de mémoire, un ralentissement inhabituel, une tristesse persistante, une confusion, il est légitime de demander : « A-t-on fait un bilan complet, incluant la thyroïde ? ».
Cette simple question peut parfois changer une trajectoire de vie, éviter un diagnostic de démence posé trop vite, ou permettre un soulagement important des symptômes par une prise en charge adaptée.
Redevenir acteur de sa santé, c’est aussi surveiller l’apparition de signes qui, mis bout à bout, prennent tout leur sens : frilosité nouvelle, prise de poids inexpliquée, peau sèche, constipation, chute de cheveux, voix plus rauque dans l’hypothyroïdie ; palpitations, amaigrissement, nervosité dans l’hyperthyroïdie.
Ce n’est pas au patient de se diagnostiquer lui-même, mais il peut observer, noter, décrire précisément ce qu’il ressent et depuis quand. Ces informations sont précieuses pour le médecin.
Les familles ont un rôle important : en étant attentives aux changements de comportement, à la perte d’intérêt brutale, aux difficultés nouvelles dans la gestion du quotidien, elles peuvent alerter.
Loin d’opposer médecine conventionnelle et approches naturelles, l’enjeu est de bâtir un dialogue ouvert avec le médecin traitant, en apportant des éléments concrets, en posant des questions, en exprimant les souhaits du patient.
Prévenir plutôt que subir : une nouvelle façon de penser la santé du cerveau
La peur de perdre la mémoire est très vive chez les seniors. On se sent parfois impuissant, comme si le cerveau était condamné à décliner. Pourtant, la recherche montre que de nombreux leviers préventifs existent : activité physique régulière, stimulation cognitive, alimentation équilibrée, sommeil de qualité, gestion du stress, maintien du lien social.
À cette liste s’ajoute un volet moins connu : la surveillance et l’équilibre des grandes fonctions hormonales, dont la thyroïde.
Dans une perspective de santé naturelle préventive, il ne s’agit pas de multiplier les examens sans raison, mais d’adopter une vigilance éclairée. Le cerveau n’est pas isolé du reste du corps. Ce qui se passe au niveau de la thyroïde, du métabolisme, de l’intestin, du système immunitaire, influence directement ou indirectement la clarté mentale, l’humeur et la mémoire.
Prendre soin de sa thyroïde, c’est donc aussi, d’une certaine façon, prendre soin de son cerveau.
Concrètement, cela signifie : parler à son médecin de tout changement inhabituel, demander un bilan adapté quand les symptômes sont là, adopter un mode de vie qui soutient les grandes fonctions de l’organisme, s’informer à partir de sources fiables et nuancées.
Les médecines complémentaires peuvent jouer un rôle d’accompagnement, en privilégiant les approches qui respectent la physiologie et s’articulent avec le suivi médical classique.
En changeant notre regard, nous passons d’une attitude fataliste (« c’est l’âge ») à une attitude active (« qu’est-ce que je peux vérifier, ajuster, améliorer ? »). Chez la personne âgée, chaque cause réversible identifiée et corrigée est une victoire : moins de fatigue, plus de clarté d’esprit, plus d’autonomie.
La thyroïde n’explique pas tout, mais elle fait partie de ces leviers souvent négligés.
En cas de doute, une idée simple peut désormais vous accompagner : avant de conclure à l’Alzheimer, pensons à la thyroïde.
Et, plus largement, donnons au cerveau ce qu’il demande pour fonctionner au mieux : un corps équilibré, bien nourri, bien oxygéné, soutenu par une approche globale de la santé, ouverte à la fois aux avancées scientifiques et aux médecines préventives naturelles.
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Questions fréquentes (F.A.Q.)
La thyroïde peut-elle vraiment provoquer des troubles de mémoire, comme dans la maladie d’Alzheimer ?
Oui, un dysfonctionnement de la thyroïde, notamment une hypothyroïdie, peut induire des troubles cognitifs tels que pertes de mémoire, difficulté à se concentrer ou lenteur mentale. Ces signes peuvent être confondus avec un début de démence, mais ils sont parfois totalement réversibles après un traitement adapté. Il est donc essentiel de vérifier la fonction thyroïdienne avant de poser un diagnostic lourd comme celui de la maladie d’Alzheimer.
Quels symptômes thyroïdiens peuvent m’alerter, surtout si je suis sénior ?
Chez les personnes âgées, l’hypothyroïdie peut se manifester par une grande fatigue, une frilosité, une peau sèche, des troubles de mémoire, une dépression ou un ralentissement intellectuel. L’hyperthyroïdie, quant à elle, peut provoquer perte de poids inexpliquée, palpitations, nervosité, insomnie ou sautes d’humeur. Ces signes, surtout s’ils apparaissent rapidement ou s’aggravent, doivent inciter à consulter et à faire un bilan thyroïdien.
Un bilan thyroïdien est-il systématique en cas de troubles de la mémoire ?
Malheureusement, non. Même si beaucoup de spécialistes recommandent de vérifier la thyroïde face à des troubles cognitifs, ce bilan est encore trop souvent oublié. Il est donc important que le patient ou ses proches demandent explicitement à ce que la fonction thyroïdienne soit explorée lors d’un diagnostic de trouble de la mémoire ou de confusion mentale.
Quels examens faut-il faire pour vérifier le bon fonctionnement de la thyroïde ?
Un simple bilan sanguin permet déjà une bonne évaluation. Il repose sur le dosage de la TSH et, au besoin, de la T4 libre, voire de la T3 libre. Dans certains cas, des anticorps thyroïdiens peuvent également être demandés pour explorer une origine auto-immune comme la thyroïdite de Hashimoto ou la maladie de Basedow.
Peut-on améliorer la santé de la thyroïde sans médicaments ?
Oui, dans certains cas légers ou en accompagnement d’un traitement, une meilleure hygiène de vie peut soutenir la fonction thyroïdienne. Cela inclut une alimentation variée avec un apport suffisant en iode, sélénium et zinc, un bon sommeil, la gestion du stress et une activité physique régulière. Toutefois, en cas de pathologie thyroïdienne avérée, un traitement médical peut s’avérer indispensable.
Comment faire la différence entre vieillissement normal et trouble lié à la thyroïde ?
Le vieillissement normal s’accompagne d’un ralentissement progressif, mais pas d’un brouillard mental soudain ou d’un effondrement de l’énergie. Si les symptômes apparaissent relativement rapidement, s’aggravent sur quelques mois, ou s’accompagnent de signes physiques (prise de poids, frilosité, perte de cheveux…), il faut suspecter une cause médicale sous-jacente comme un dérèglement thyroïdien. Parler à son médecin pour effectuer un bilan est alors justifié.
Les médecines naturelles peuvent-elles aider ma mémoire et ma thyroïde ?
Oui, certaines approches comme la phytothérapie, la micronutrition, ou encore des techniques de gestion du stress peuvent aider à soutenir globalement l’énergie et le métabolisme, y compris la fonction thyroïdienne. Cependant, elles ne remplacent pas un traitement nécessaire en cas de réelle hypothyroïdie ou hyperthyroïdie. Leur intérêt réside surtout dans un accompagnement complémentaire respectueux de la physiologie et intégré au suivi médical.
Est-ce que les troubles de la thyroïde sont fréquents chez les personnes âgées ?
Oui, les dysfonctionnements thyroïdiens sont relativement fréquents chez les seniors, mais souvent sous-diagnostiqués. Ils peuvent être confondus avec les effets du vieillissement ou d’autres pathologies. C’est pourquoi il est important de rester vigilant et de ne pas considérer toute perte de mémoire ou fatigue comme normale avec l’âge.
Que puis-je faire si je suis inquiet(se) pour ma mémoire ou celle d’un proche ?
Le premier pas est d’en parler au médecin traitant en demandant un bilan complet incluant les fonctions thyroïdienne, vitaminique (B12 notamment), glycémique, et la recherche d’effets secondaires médicamenteux. Notez les symptômes précis, leur date d’apparition, et toute évolution. Une démarche active et bien informée peut faire toute la différence pour éviter un diagnostic erroné et retrouver une meilleure qualité de vie.
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