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Le secret oublié de la vitamine K2 : la sentinelle silencieuse de vos os, de votre cœur… et de votre longévité

À partir de 60 ans, on surveille son calcium, son cholestérol, sa tension artérielle. Mais un acteur majeur de la santé reste presque toujours absent des analyses et des conversations médicales : la vitamine K2.

Discrète, méconnue, souvent confondue avec la vitamine K1, elle pourrait pourtant jouer un rôle déterminant dans la prévention de l’ostéoporose, des fractures, mais aussi des calcifications artérielles qui menacent le cœur et le cerveau.

Pendant longtemps, on a insisté sur le calcium et, plus récemment, sur la vitamine D pour protéger les os. Or, la science montre désormais qu’un trio est essentiel : calcium, vitamine D… et vitamine K2. Sans cette dernière, le calcium peut se déposer au mauvais endroit, c’est-à-dire dans les artères et les tissus mous, au lieu de renforcer les os.

Les chercheurs ont observé que certaines populations qui consomment naturellement plus de vitamine K2 ont moins de fractures et moins de calcifications artérielles. Ce n’est pas une théorie exotique ou « alternative » déconnectée de la réalité : il existe des études épidémiologiques et cliniques, menées notamment au Japon et aux Pays-Bas, qui vont toutes dans le même sens.

Pourtant, en médecine conventionnelle, la vitamine K2 reste rarement mentionnée en consultation de routine, sauf en lien avec certains médicaments anticoagulants spécifiques. Résultat : une immense majorité de seniors ignore qu’un simple manque de vitamine K2 pourrait accélérer à la fois la fragilisation de leurs os… et le vieillissement de leurs artères.

Dans cet article, vous allez découvrir ce qu’est vraiment la vitamine K2, en quoi elle diffère de la K1, pourquoi les seniors sont particulièrement concernés, ce que disent les études scientifiques, où la trouver dans l’alimentation, et comment elle s’intègre dans une stratégie de santé naturelle préventive.

L’objectif n’est pas de vous inciter à une supplémentation aveugle, mais de vous donner l’information que l’on ne prend pas toujours le temps de vous transmettre, afin que vous puissiez discuter en connaissance de cause avec votre médecin ou thérapeute.

Car à l’heure où l’on parle beaucoup de médicaments, de prothèses, d’implants et de stents, il est essentiel de se rappeler que certaines carences silencieuses, comme celle en vitamine K2, peuvent être prévenues bien en amont, par une approche globale mêlant alimentation, compléments adaptés et hygiène de vie.

Et surtout, vous allez voir comment cette « petite » vitamine peut devenir une véritable alliée pour rester actif, autonome, mobile, avec des os solides et un cœur protégé, le plus longtemps possible.

Vitamine K1, vitamine K2 : deux « sœurs » très différentes

La plupart des gens ont déjà entendu parler de la vitamine K, associée à la coagulation sanguine. Mais ce que peu de personnes savent, c’est qu’il existe en réalité plusieurs formes de vitamine K, dont les rôles ne se recoupent pas totalement.

La vitamine K1 (phylloquinone) se trouve principalement dans les légumes verts à feuilles : épinards, chou, brocoli, laitue, etc. Son rôle le plus connu est de participer à la coagulation sanguine, en aidant le foie à fabriquer certains facteurs de coagulation.

La vitamine K2 (ménaquinones) est différente. On la trouve surtout dans les produits animaux (certains fromages, jaunes d’œufs, abats) et les aliments fermentés. Elle existe elle-même sous plusieurs formes (MK-4, MK-7, etc.), qui se distinguent par leur durée de vie dans l’organisme et leur origine.

Là où la vitamine K1 agit surtout au niveau du foie, la vitamine K2 se concentre davantage dans les os, les parois des vaisseaux sanguins et certains autres tissus. Elle a une fonction moins connue, mais capitale : activer des protéines qui dirigent le calcium là où il est utile (os, dents) et l’empêchent de se déposer là où il est dangereux (artères, reins, tissus mous).
On pourrait dire que la K1 s’occupe surtout de « colmater les fuites » quand on se blesse (la coagulation), tandis que la K2 veille, sur la durée, à ce que le calcium soit correctement « rangé » dans l’organisme.

Les compléments alimentaires de « vitamine K » ne précisent pas toujours clairement la différence entre K1 et K2. Or, les études portant sur la densité osseuse et les calcifications artérielles concernent principalement la vitamine K2, et plus particulièrement certaines de ses formes comme la MK-4 et la MK-7.

Il est important de ne pas confondre : manger une salade verte améliore vos apports en vitamine K1, ce qui est utile à la coagulation, mais ne garantit pas pour autant des apports suffisants en vitamine K2 pour protéger vos os et vos artères.

De plus, l’organisme humain convertit très peu la K1 en K2. On ne peut donc pas compter seulement sur les légumes verts pour obtenir l’effet protecteur spécifique de la vitamine K2.

Cette distinction est essentielle pour comprendre pourquoi, malgré une alimentation correcte et une supplémentation en vitamine D, certains seniors souffrent encore de fractures et de calcifications : il manque un maillon dans la chaîne, et ce maillon, c’est souvent la vitamine K2.

Quand le calcium se trompe de destination : la clé des protéines dépendantes de la K2

Depuis des décennies, le message dominant était simple : « Pour des os solides, prenez du calcium. » Puis, on a ajouté : « Et n’oubliez pas la vitamine D, qui permet au calcium d’être bien absorbé. »

Mais absorber le calcium n’est qu’une partie de l’histoire. Une fois entré dans le sang, ce minéral doit être guidé jusqu’aux os et maintenu en circulation sans s’accumuler dans les artères. C’est là qu’intervient la vitamine K2, à travers deux protéines-clés.

La première, l’ostéocalcine, est produite par les ostéoblastes, les cellules qui construisent l’os. Cette protéine a besoin d’être « activée » par la vitamine K2 pour pouvoir lier correctement le calcium et l’intégrer dans la matrice osseuse. Sans cette activation, l’ostéocalcine reste partiellement inactive, et une partie du calcium ne se fixe pas comme il le devrait dans les os.

La seconde, la MGP (Matrix Gla Protein), joue un rôle de « garde du corps » dans les parois des vaisseaux. Elle empêche le calcium de se déposer dans les artères et de former des calcifications, une étape importante dans le développement de l’athérosclérose. Là encore, la vitamine K2 est indispensable pour activer cette protéine.

En clair : votre corps peut disposer de calcium en quantité, et de vitamine D pour l’absorber, mais si la vitamine K2 manque, les protéines qui gèrent le destin de ce calcium restent en partie inactives. Le risque est alors double :

– D’un côté, des os qui se fragilisent parce que le calcium n’est pas correctement incorporé.
– De l’autre, des vaisseaux sanguins qui se durcissent parce que le calcium va se déposer là où il ne devrait pas.

Plusieurs travaux ont montré que des taux élevés de protéines non activées (comme l’ostéocalcine ou la MGP non carboxylées) sont associés à des risques plus élevés de fractures et de calcifications vasculaires chez les personnes âgées.

Autrement dit, ce n’est pas seulement la quantité de calcium ou de vitamine D qui compte, mais aussi la capacité de votre organisme à mettre ce calcium « au bon endroit ».

Cette vision plus fine permet de comprendre pourquoi certains chercheurs parlent désormais du « paradoxe du calcium » : chez les seniors, on peut observer à la fois une perte de densité osseuse (os poreux) et une augmentation des dépôts calcifiés dans les artères.

La vitamine K2 apparaît alors comme l’un des leviers possibles pour corriger ce paradoxe, en rééquilibrant les flux de calcium dans l’organisme, pour le plus grand bénéfice à la fois du squelette et du système cardiovasculaire.

Ce que disent les études : fractures, densité osseuse et artères calcifiées

Les premières grandes études sur la vitamine K2 proviennent du Japon, un pays où certaines formes de K2 (notamment la MK-4) ont été étudiées dans le cadre de l’ostéoporose post-ménopausique.
Dans plusieurs essais cliniques réalisés chez des femmes ménopausées souffrant d’ostéoporose, des doses élevées de vitamine K2 (souvent sous forme de MK-4) ont été associées à une réduction du risque de fractures vertébrales et non vertébrales par rapport aux groupes témoins. Ces études ont conduit le Japon à intégrer la vitamine K2 comme option thérapeutique dans certains protocoles de prise en charge de l’ostéoporose.

En Europe, ce sont surtout les études de cohorte qui ont attiré l’attention. Une étude néerlandaise connue, menée sur plusieurs années auprès de milliers de personnes, a montré qu’un apport alimentaire plus élevé en vitamine K2 était associé à une réduction du risque de mortalité cardiovasculaire, une moindre calcification des artères coronaires et une diminution globale du risque de mortalité.

D’autres travaux d’observation ont mis en lumière un lien entre de faibles apports en vitamine K2, une augmentation de la rigidité artérielle et une plus grande prévalence de calcifications vasculaires. Dans certains essais, une supplémentation en K2 (notamment MK-7) a permis de réduire, sur plusieurs années, la progression de la rigidité artérielle chez des personnes âgées.

Il est important de souligner que ces résultats ne signifient pas que la vitamine K2 est un « médicament miracle » qui remplace les traitements conventionnels. Ils indiquent en revanche qu’elle joue un rôle indépendant, mesurable, dans la santé osseuse et vasculaire, et que son déficit pourrait être un facteur aggravant trop souvent ignoré.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) reconnaît d’ailleurs un lien de cause à effet entre la vitamine K et le maintien d’une ossature normale, ce qui appuie scientifiquement l’idée que cette vitamine a un rôle spécifique sur les os.

Concernant les artères, la recherche est encore en cours, mais le faisceau d’indices grandit. Plusieurs équipes s’intéressent aux niveaux de MGP non activée comme marqueur du risque de calcifications vasculaires et à la manière dont la vitamine K2 pourrait influencer ce marqueur.

Pour les seniors, ces données suggèrent qu’intégrer la vitamine K2 dans une stratégie globale peut contribuer, à moyen et long terme, à limiter à la fois la fragilisation osseuse et le durcissement artériel, deux processus au cœur du vieillissement et de la perte d’autonomie.

Pourquoi les seniors sont particulièrement exposés au déficit en K2

Avec l’âge, plusieurs facteurs se combinent pour augmenter le risque de déficit en vitamine K2, parfois sans que l’on s’en rende compte.

D’abord, l’alimentation change souvent. On mange moins, on simplifie ses repas, on réduit les graisses et certains produits animaux par peur du cholestérol ou pour des raisons économiques. Or, une partie des principales sources de K2 sont justement des aliments gras d’origine animale (certains fromages affinés, jaunes d’œufs, abats) et des produits fermentés.

Ensuite, la digestion se modifie : l’absorption des graisses peut diminuer, ce qui affecte aussi l’absorption des vitamines liposolubles, dont la K2. Certaines pathologies digestives, comme les troubles biliaires, pancréatiques ou l’intestin irritable, peuvent encore réduire cette absorption.

Les traitements médicamenteux jouent également un rôle. Certains médicaments interfèrent avec le métabolisme de la vitamine K, en particulier les anticoagulants de type anti-vitamine K (AVK). Dans ce cas, il ne faut surtout pas modifier son apport en vitamine K sans avis médical, mais il est important de comprendre que ces traitements influencent directement ce système.

La flore intestinale, qui peut produire certaines formes de vitamine K2, évolue elle aussi avec l’âge. Les cures répétées d’antibiotiques, une alimentation appauvrie en fibres et en aliments fermentés, le stress chronique peuvent altérer cet équilibre et réduire la production intestinale de K2.

Par ailleurs, la tendance actuelle à vivre davantage en intérieur, surtout à partir d’un certain âge, diminue l’exposition au soleil et contribue à la baisse de la vitamine D. Or, beaucoup de seniors prennent désormais de la vitamine D sous forme de compléments, souvent en association avec du calcium, sans que la question de la K2 soit abordée.

Cette association calcium + vitamine D, si elle se fait dans un contexte de déficit en K2, pourrait accentuer le risque de dépôts calcifiés dans les artères, ce qui nourrit l’intérêt pour la K2 comme élément d’équilibre.

Le résultat de tous ces facteurs, c’est qu’une proportion importante de personnes âgées se retrouve avec un apport en vitamine K2 insuffisant, alors même que leurs besoins fonctionnels augmentent en raison de la fragilité osseuse et de la vulnérabilité cardiovasculaire.

Identifier cette réalité, c’est ouvrir une porte vers une prévention plus fine, plus personnalisée, qui ne se contente pas de corriger un chiffre sur une analyse (comme le taux de calcium) mais vise à réharmoniser tout un système.

Où trouver naturellement la vitamine K2 dans votre assiette ?

Contrairement à la vitamine K1, abondante dans les légumes verts, la vitamine K2 est plus rare dans l’alimentation moderne. Pourtant, il est possible d’en augmenter ses apports, en particulier si l’on redécouvre certains aliments traditionnels.

On trouve de la vitamine K2 dans certains fromages, en particulier les fromages fermentés et affinés. Les teneurs varient selon le type de fromage, la durée d’affinage et les bactéries utilisées lors de la fermentation. Certains fromages à pâte dure ou mi-dure peuvent contenir des quantités intéressantes de K2.

Les jaunes d’œufs issus de poules élevées en plein air ou nourries à l’herbe contiennent généralement plus de K2 que ceux des poules élevées en batterie. Les abats (comme le foie) peuvent aussi être une source, même si leur consommation a beaucoup diminué.

Dans les cuisines traditionnelles asiatiques, un aliment se détache par sa teneur exceptionnelle en K2 : le natto, un soja fermenté consommé surtout au Japon. Il est particulièrement riche en forme MK-7, qui a une demi-vie longue dans l’organisme. Cependant, son goût et sa texture sont très particuliers, et il n’est pas toujours facile de l’adopter quand on n’y est pas habitué.

D’autres produits fermentés, comme certains types de choux lacto-fermentés, peuvent contenir de petites quantités de K2, mais généralement bien moindres que le natto ou certains fromages.
Augmenter sa consommation d’aliments fermentés a par ailleurs d’autres bénéfices potentiels, notamment sur la flore intestinale, ce qui peut, indirectement, favoriser la production endogène de certaines formes de K2 par les bactéries intestinales.

Pour un senior, intégrer régulièrement des portions raisonnables de fromages fermentés de qualité, des jaunes d’œufs, et, pour ceux qui le souhaitent, des aliments fermentés traditionnels, peut constituer une première étape pour améliorer l’apport alimentaire en vitamine K2.

Ces ajustements doivent cependant se faire en tenant compte de l’état de santé général (tension artérielle, profil lipidique, tolérance digestive) et, idéalement, en coordination avec un professionnel de santé, surtout en cas de traitement anticoagulant ou de pathologie cardiovasculaire.

Ainsi, sans bouleverser l’alimentation, il est possible de se rapprocher d’un modèle plus riche en K2, inspiré des pratiques traditionnelles où la fermentation et l’utilisation d’animaux élevés de façon plus naturelle étaient plus répandues qu’aujourd’hui.

Suppléments de vitamine K2 : précautions, formes et intégration dans une approche globale

Face aux difficultés d’obtenir suffisamment de vitamine K2 par l’alimentation moderne, de plus en plus de compléments proposent des formes de K2, généralement sous forme de MK-7, parfois MK-4.
La MK-7 est appréciée pour sa demi-vie plus longue : elle reste active plus longtemps dans l’organisme, ce qui permet des prises quotidiennes à doses modérées. La MK-4, plus courte, a été davantage utilisée dans les études japonaises à doses pharmacologiques, souvent sur prescription.

Les doses proposées dans les compléments destinés au grand public sont généralement bien inférieures à celles utilisées dans certains essais cliniques thérapeutiques. Elles se situent souvent dans une fourchette considérée comme compatible avec un usage préventif, en association avec la vitamine D, et parfois le calcium.

Toutefois, une prudence s’impose : les personnes sous anticoagulants de type anti-vitamine K (comme la warfarine ou certains médicaments apparentés) doivent absolument consulter leur médecin avant toute prise de vitamine K2, car elle peut interagir avec le traitement et modifier l’équilibre de la coagulation.

Pour les autres, l’intérêt d’une supplémentation peut être discuté en fonction de l’âge, des antécédents (fractures, ostéoporose, calcifications artérielles), du mode de vie et de l’alimentation. La vitamine K2 ne remplace pas le calcium ni la vitamine D, mais elle peut s’intégrer dans un trio cohérent, sous surveillance médicale lorsque nécessaire.

Une approche globale de prévention pourra ainsi inclure : une activité physique adaptée (marche, renforcement musculaire doux, exercices d’équilibre), une exposition raisonnable au soleil pour la vitamine D, une alimentation riche en nutriments protecteurs (oméga-3, antioxydants, magnésium), et, éventuellement, une complémentation réfléchie en vitamine K2.

Les médecines naturelles et intégratives, qui considèrent le corps comme un système, s’intéressent de plus en plus à ces stratégies combinées, où l’on ne se contente pas d’un seul nutriment ou d’un seul médicament, mais où l’on cherche à restaurer un équilibre global.

La vitamine K2 s’inscrit alors comme une pièce de puzzle particulièrement pertinente pour les seniors, en lien direct avec deux piliers de l’autonomie : la solidité des os et la souplesse des artères.

Au-delà des os et des artères : des pistes de recherche prometteuses

Si les effets de la vitamine K2 sur les os et les vaisseaux sanguins sont les mieux documentés, les chercheurs commencent à explorer d’autres domaines où cette vitamine pourrait jouer un rôle.
Des travaux s’intéressent, par exemple, à son implication possible dans le métabolisme énergétique, la sensibilité à l’insuline et certaines fonctions cérébrales.

L’ostéocalcine activée, dépendante de la K2, pourrait intervenir dans des communications complexes entre l’os et d’autres organes, comme le pancréas ou le cerveau.

D’autres études examinent le lien entre les niveaux de vitamine K et certaines maladies liées à l’âge, notamment certaines pathologies neurodégénératives. Pour l’instant, ces pistes restent exploratoires, mais elles montrent que la vitamine K2 fait partie d’un réseau plus vaste de régulations biologiques.

La recherche s’intéresse également à l’impact de la K2 sur la santé dentaire, la qualité du cartilage et le vieillissement de certains tissus. On retrouve, là encore, cette idée centrale : le bon usage du calcium et la prévention des dépôts inappropriés dans les tissus mous.

Il serait imprudent d’en tirer des conclusions définitives à ce stade, mais ces travaux soutiennent l’idée qu’un statut optimal en vitamine K2 pourrait avoir des bénéfices plus étendus que ceux que l’on connaît déjà sur les fractures et les calcifications vasculaires.

Pour les seniors désireux d’adopter une démarche de santé naturelle préventive, cette vision globale est particulièrement intéressante : elle suggère qu’en s’occupant de son capital osseux et cardiovasculaire par la K2, on agit peut-être, en même temps, sur d’autres aspects du vieillissement.

Là encore, l’objectif n’est pas de présenter la K2 comme une solution miracle, mais comme un levier parmi d’autres, cohérent avec une hygiène de vie globale et une approche intégrative mêlant nutrition, activité physique, gestion du stress et suivi médical.

Redonner à la vitamine K2 la place qu’elle mérite dans la prévention après 60 ans

En quelques années, la vitamine D est passée du statut de simple « vitamine du soleil » à celui de star de la prévention. La vitamine K2, elle, est encore dans l’ombre, alors que les données scientifiques sur son rôle dans la santé des os et des artères s’accumulent.

Pour les seniors, l’enjeu est concret : réduire le risque de fractures, maintenir une mobilité suffisante pour continuer à sortir, voyager, voir ses proches, et, en parallèle, protéger son cœur et son cerveau des effets du durcissement artériel.

La vitamine K2 apporte une pièce manquante à ce puzzle. Elle aide le corps à utiliser le calcium de manière intelligente : renforcer le squelette tout en épargnant les artères. Elle s’inscrit naturellement dans une vision de santé préventive, qui ne se limite pas à corriger un symptôme, mais cherche à harmoniser différents systèmes.

Connaître son existence, comprendre ses rôles, identifier ses sources alimentaires, discuter d’une éventuelle supplémentation avec un professionnel de santé informé : ce sont des étapes accessibles à chacun. Il ne s’agit pas de se substituer au médecin, mais de devenir un partenaire actif, mieux informé, dans la gestion de sa santé.

À l’heure où l’espérance de vie s’allonge mais où l’espérance de vie en bonne santé reste un défi, redonner à des nutriments comme la vitamine K2 la place qui leur revient est une opportunité à ne pas négliger.
La prévention naturelle ne se réduit pas à quelques conseils génériques ; elle repose sur des connaissances précises, validées, que l’on met au service de décisions personnalisées. La vitamine K2, longtemps ignorée, fait désormais partie de ces connaissances qui peuvent faire la différence.

En ouvrant la porte à cette information, vous faites un pas supplémentaire vers une vieillesse plus autonome, plus active et plus sereine, où chaque choix alimentaire et chaque décision de complémentation s’inscrivent dans une stratégie réfléchie, au service de votre corps et de votre esprit.

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Questions fréquentes (F.A.Q.)

Quelle est la différence entre la vitamine K1 et la vitamine K2 ?

La vitamine K1 est surtout impliquée dans la coagulation sanguine et se trouve principalement dans les légumes verts. La vitamine K2, quant à elle, agit dans les os et les vaisseaux sanguins en permettant une bonne utilisation du calcium. Elle aide à renforcer les os tout en empêchant le calcium de s’accumuler dans les artères, réduisant ainsi les risques de calcification. Ces deux formes ne sont donc pas interchangeables dans leurs fonctions.

Pourquoi la vitamine K2 est-elle importante après 60 ans ?

Après 60 ans, le risque de fragilité osseuse et de calcifications artérielles augmente. La vitamine K2 joue un rôle essentiel en aidant le calcium à renforcer les os plutôt que de se déposer dans les vaisseaux sanguins. Elle contribue ainsi à prévenir à la fois l’ostéoporose et certains troubles cardiovasculaires liés à l’âge. Or, beaucoup de seniors n’en consomment pas suffisamment.

Si je prends déjà du calcium et de la vitamine D, ai-je besoin de vitamine K2 ?

Oui, car la K2 complète l’action du calcium et de la vitamine D. Tandis que la vitamine D facilite l’absorption du calcium, la K2 veille à diriger ce calcium vers les os et à éviter qu’il s’accumule dans les artères. Sans K2, le calcium peut être mal utilisé dans l’organisme, augmentant certains risques de santé. Le trio calcium–vitamine D–vitamine K2 est donc plus efficace.

Quels aliments sont riches en vitamine K2 ?

Les principales sources alimentaires de K2 sont certains fromages fermentés, les jaunes d’œufs (notamment de poules élevées en plein air), les abats et des produits fermentés comme le natto (soja fermenté japonais). La teneur varie beaucoup selon les modes de production. Une alimentation moderne appauvrie en ces aliments peut rendre difficile un apport suffisant de K2.

Est-ce que je peux prendre un complément de vitamine K2 sans risque ?

En général, la K2 est bien tolérée, en particulier les formes MK-7 à doses nutritionnelles. Toutefois, si vous prenez un anticoagulant de type AVK (comme la warfarine), il est impératif d’en parler à votre médecin, car la K2 peut interférer avec l’anticoagulation. Pour les autres, une discussion avec un professionnel reste recommandée pour individualiser les besoins. La complémentation doit toujours s’inscrire dans une stratégie de santé globale.

La vitamine K2 est-elle reconnue scientifiquement ?

Oui, plusieurs études cliniques et épidémiologiques, menées notamment au Japon et aux Pays-Bas, soutiennent ses bienfaits. Elle est reconnue par des instances comme l’EFSA pour son rôle dans le maintien d’une ossature normale. Des recherches montrent aussi un lien entre K2 et réduction des calcifications artérielles. C’est une vitamine encore peu médiatisée, mais dont l’importance émerge peu à peu.

Comment savoir si je manque de vitamine K2 ?

Il n’existe pas encore de test de routine fiable pour mesurer directement les niveaux de vitamine K2 dans le sang. Cependant, des signes indirects comme une perte de densité osseuse ou la présence de calcifications artérielles peuvent indiquer un besoin accru. L’analyse du mode de vie et de l’alimentation peut aussi aider à évaluer le risque de carence. En discuter avec un professionnel est recommandé pour décider des actions à entreprendre.

Peut-on produire soi-même de la vitamine K2 grâce à la flore intestinale ?

Oui, certaines bactéries intestinales peuvent produire de la K2, mais cette production est souvent insuffisante, surtout chez les personnes âgées. Les déséquilibres de la flore intestinale liés à l’âge, aux antibiotiques ou à une alimentation pauvre en fibres fermentescibles limitent cette capacité. Intégrer des aliments fermentés peut aider, mais cela ne garantit pas un apport optimal en K2. C’est pourquoi l’alimentation ciblée ou les compléments peuvent être utiles.

Est-ce que la vitamine K2 agit aussi au-delà des os et des artères ?

Des recherches explorent son rôle possible dans le métabolisme énergétique, la sensibilité à l’insuline, certaines fonctions cognitives et la santé dentaire. L’ostéocalcine activée par la K2 semble agir dans diverses communications hormonales entre plusieurs organes. Toutefois, ces pistes sont encore en cours d’étude. Elles renforcent néanmoins l’idée que la K2 participe à un équilibre physiologique plus global, particulièrement important avec l’âge.

Sources:
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- Braam LAJLM et al. Vitamin K and fracture prevention: a systematic review and meta-analysis
- Knapen MHJ et al. Three-year low-dose menaquinone-7 supplementation helps decrease bone loss in healthy postmenopausal women
- Saki F et al. Effect of Vitamin K on Bone Mineral Density and Fracture Risk: A Systematic Review and Meta‑Analysis.
- Fujita T et al. Vitamin K2 prevents age-related bone microarchitecture deterioration.
- Bhuvaneswaran V et al. Vitamin K2 – a neglected player in cardiovascular health.
- Ferrante G et al. Effect of Vitamin K2 and D3 supplementation in patients with coronary artery disease: a randomized trial.
- Effects of Vitamin K2 and D Supplementation on Coronary Artery Calcification
- Shea MK et al. Vitamin K status, cardiovascular disease, and all-cause mortality: a participant-level meta-analysis.
- Vitamins to Treat Heart Disease: Can Coronary Calcium Be Reduced?